In anticipation - Résidence
Ouverture publique : vendredi 19 mai 2023, 15h00 – 21h30
Ouverture des portes à 15h00.
15h00 – 20h30 : performances en continu de Katerina Drakopoulou, Pavlos Lykoudis et Anna Pangalou. Leurs travaux en cours peuvent être visités dans le bâtiment. Le public peut visiter à tout moment, à son propre rythme.
21h00 – 21h30 : Acoustic live de George Moraitis
Oeuvre sur la façade par : Chrysanthi Koumianaki
Entrée libre. Veuillez réserver votre place via https://fienta.com/inanticipation
anticipation
nom
1) acte d'anticiper ou action de prévoir
2) réalisation à l'avance ; avant goût.
3) attente ou espoir.
4) notion précédente ; légère impression précédente.
5) intuition ou prescience…
L'immeuble qui se situe rue Mpenizelou Palaiologou, abritait depuis plus de 50 ans le siège d'une société de négoce et de distribution de produits chimiques et plastiques spécialisés. Aujourd'hui, le bâtiment a une identité opérationnelle fluide, accueillant des interventions artistiques éphémères initiées par le Flux Laboratory Athens.
Des bureaux silencieux, un laboratoire vide et des couloirs paisibles dégagent un sentiment de liminalité ; un sentiment de familiarité et, en même temps, un sentiment de perdition. Lors de la visite, on pourrait dire que l'espace constitue un « seuil », un lieu transitoire, apparaissant à la fois dans un état semi-ruiné et en cours de rénovation. Un lieu fait d'espoir et de possibilités. En effet, un important travail de reconstruction est sur le point de débuter dans le but de créer un complexe culturel et administratif unique aux synergies suisses et grecques, sous le toit duquel la diplomatie se confondra avec les arts.
En prévision de ces développements, Flux Laboratory Athens a invité cinq artistes à travailler in situ, déployant leur pratique, tout en interagissant avec les éléments matériels et immatériels du bâtiment. Pendant trois semaines consécutives, de l'aube au crépuscule, les habitants ont engagé un dialogue avec le bâtiment, embrassant la notion de ritualité.
Par définition, les rituels sont répétés, habituels, constituant une séquence d'activités qui impliquent gestes, symboles, paroles, actions ou objets. Les rituels ont tendance à marquer des moments spéciaux, symbolisant le passage d'un état à un autre, de manière à rendre ce passage mémorable. Le "rituel" désigne non seulement le sacramentel ou le cérémonial, mais aussi les actions et les pratiques de comportement ou de faire. Le processus des corps humains travaillant sur place constitue lui-même un rituel qui implique une transformation du « faire » en « être ».
Dans cette optique, Katerina Drakopoulou (actrice, interprète), Chrysanthi Koumianaki (artiste visuelle), Pavlos Lykoudis alias Okami (danseur), George Moraitis (artiste visuel et sonore) et Anna Pangalou (mezzo soprano, artiste sonore, installations) ont tracé des fragments de la spatialité du bâtiment, tout en réimaginant sa relation avec le passé et le futur. Le mouvement, la voix, le son et le papercraft sont devenus des voies d'exploration artistique. Le cinéaste Avrilios Karakostas enregistre le mouvement de leurs corps dans l'espace, l'impact du rythme et du temps dans le processus artistique et l'(im)matérialité des travaux en cours, réfléchissant à la ritualité et à ses diverses manifestations.
Le vendredi 19 mai, le bâtiment ouvrira ses portes au public. Il aura l'occasion de l'explorer à travers une série de performances, d'installations et d'un live acoustique ce que les résidents ont construit tout au long de la résidence.
À partir du dipôle "mouvement et inertie", Katerina Drakopoulou explore les manières dont le corps butoh peut pénétrer, absorber, mettre en valeur ou s'intégrer dans l'architecture de l'espace.
Chrysanthi Koumianaki commente l'état temporaire du bâtiment en prévision du processus de reconstruction. Elle s'inspire des vitrines adjacentes définitivement closes ou en construction. Elle observe les éléments qui les recouvrent, comme le papier, les journaux ou la peinture, et comment ils sont utilisés comme « panneaux d'affichage », avec des affiches collées, des autocollants et des graffitis ou des slogans écrits dessus. Ces éléments finissent par devenir des motifs décoratifs par leur répétition, à l'image d'un vitrail qu'elle reconstruit sur les fenêtres existantes de la façade du bâtiment.
Pour Pavlos Lykoudis, les éléments naturels, le déclin de l'espace intérieur et le corps de l'interprète sont cartographiés et unifiés grâce à l'utilisation de la bande adhesive. Le corps interagit avec la lumière et les « défauts » de l'espace ; une exploration cinétique et visuelle de l'assimilation du corps dans le paysage urbain (maintenant, avant et après).
George Moraitis développe une installation sonore qui situe le son en relation directe avec l'architecture et les géographies environnementales. Les formes spatiales, l'acoustique, la psychodynamique de l'écoute et l'expérience corporelle sont mises en avant dans la pratique de l'installation sonore. L'espace n'est pas traité comme un objet statique, mais plutôt comme un instrument vivant.
L'œuvre d'Anna Pangalou intitulée "In Anticipation" est une installation de sculpture sonore spécifique au site, qui étudie le concept et la perception du temps. La pièce utilise des horloges anciennes et es espaces vides, résonnants, destinés à la démolition pour produire une partition asynchrone et attirer l'attention des spectateurs sur le concept de temps : ses aspects linéaires, circulaires et verticaux. Dans une performance de longue durée pour voix, horloges, textes, chansons et un bâtiment vacant, l'artiste étudie comment le temps conventionnel et personnel résonne en nous. L'installation est la première d'une série d'installations in situ qui traitent du passage et de l'expérience dans le temps et de son environnement sonore.
Un projet de Flux Laboratory Athènes
Artistes participants : Katerina Drakopoulou, Chrysanthi Koumianaki, Pavlos Lykoudis, George Moraitis, Anna Pangalou
Réalisateur : Avrilios Karakostas
Remerciements particuliers à M. Antonis Fotopoulos, Mme Eva Fotopoulou, Mme Ioli Fotopoulou et M. Gerasimos Kapsalis pour avoir partagé des documents d'archives et des témoignages avec les artistes.







